ZeroSurVinLe carnet de labo de Stanley Yapo Écrire à Stanley

Ceux qui débattent pendant des heures d’un match, d’un moteur ou d’un morceau sont déjà des dégustateurs.

Personne ne leur a jamais ouvert la porte du vin. Depuis juillet 2026, je teste en public comment le faire, et je publie les chiffres, y compris quand ils me donnent tort.

Stanley Yapo, à Bordeaux. Je cherche à rejoindre une équipe marketing ou communication de la filière bordelaise.

yapo.stanley@gmail.comMon profil LinkedIn

Mon ressenti d’abord, la fiche ensuite

ZeroSurVin est une série TikTok. Je décris un vin avec mes propres mots, sans en avoir les codes, puis je confronte mon ressenti à la fiche officielle. Au Jour 4, ça donnait ceci.

Ce que j’ai dit

« Ça sent bon […] mais je pourrais toujours pas te dire ce que ça sent. […] Cette odeur de moisi, mais de bon moisi. Tu vas chercher… voilà, tu crapahutes. »

Ce que dit la fiche

« Poivre noir, fruits noirs, épices. Bouche ample, pleine et racée, avec des tanins structurés et arrondis. »

Jour 4, publié le 4 août 2026. Extraits des sous-titres de la vidéo.

La série tient sur trois piliers. Le parcours : une bouteille, un ressenti, la fiche, une note. Les passerelles : des vidéos où le vin est l’invité d’un sujet qui a déjà son public. Le lexique : des mots à moi, plutôt que ceux de l’école.

Et une question avant chaque tournage : quelqu’un que le vin laisse indifférent cliquerait-il quand même ?

Un carnet de labo, pas un compte de dégustation

Chaque vidéo sert à tester une idée. LinkedIn sert à en rendre compte.

  1. Une hypothèse. Par exemple : une vidéo où le vin est l’invité d’un sujet qui a déjà son public sort davantage de la bulle des amateurs.
  2. Un test sur TikTok, un seul paramètre à la fois.
  3. Les chiffres, relevés à 2 et à 7 jours, et les commentaires, classés un par un.
  4. L’enseignement, publié sur LinkedIn, même quand il me donne tort.

Mesurer l’intérêt, jamais l’achat

La loi Évin encadre la communication sur l’alcool. Je mesure donc l’attention et la curiosité de ceux qui n’ont pas les codes, jamais ce qu’ils boivent ou achètent. Trois niveaux :

  1. La portée. Combien de gens voient la vidéo, et combien viennent du fil « Pour toi », c’est-à-dire de gens qui ne me suivent pas.
  2. Qui est touché. Chaque commentaire est classé, du non-initié au connaisseur. L’indicateur : la part des non-initiés, des curieux et des débutants.
  3. L’effet vitrine. Les conversations ouvertes avec des professionnels de la filière.

Le point zéro

Dix épisodes de parcours, publiés du 19 juillet au 21 septembre 2026. Aucune passerelle encore : c’est la ligne de départ.

41 824
vues au total
13 205
vues pour l’épisode le plus vu (médiane : 3 146)
631
abonnés au 7 octobre
22 s
de visionnage moyen, pour des vidéos de 2 min 17 en moyenne
85,9 %
des spectateurs ont entre 18 et 34 ans
115
commentaires classés, écrits par 77 personnes

Qui commente les vidéos

Part des 115 commentaires extérieurs, relevés le 8 octobre 2026.
Amateurs et connaisseurs
75,7 %
Encouragements, sans indice de profil
14,8 %
Novices et curieux
3,5 %
Critiques
2,6 %
Ponts culturels
1,7 %
Amis tagués
1,7 %
La part qui compte est la plus petite : 3,5 %. Une série pensée pour les non-initiés est, pour l’instant, regardée par des initiés.

Vues et durées : Metricool, 8 octobre 2026. Âge : TikTok Studio, spectateurs des 60 derniers jours, 12 octobre 2026. Commentaires : classés un par un, sans conserver aucun pseudonyme.

Trois vidéos, trois leçons

Jour 4, un côtes-du-rhône 2023

13 205 vues, la plus vue

Une bouteille connue fait cliquer : 124 nouveaux abonnés sont venus de cette vidéo. Mais on la regarde 20 secondes en moyenne, et la confrontation à la fiche commence à 1 min 54.

Voir la vidéo sur TikTok

Jour 7, un bouzeron 2023

8 746 vues, la plus partagée

4,9 partages pour 1 000 vues, et 97,8 % des vues venues du fil « Pour toi ». C’est la vidéo la plus servie à des gens qui ne me suivent pas.

Voir la vidéo sur TikTok

« Help ! », un sauternes de 1987

35 secondes, la plus regardée jusqu’au bout

10,5 % des spectateurs vont jusqu’au bout, dix fois plus qu’au Jour 4. Une vraie question, posée court : les connaisseurs ont répondu par des conseils de garde et de service.

Voir la vidéo sur TikTok

Ce que les dix premiers épisodes m’ont appris

  • La bulle. Trois commentaires sur quatre viennent d’amateurs et de connaisseurs. Les algorithmes servent le contenu vin à ceux qui en regardent déjà.
  • La bonne génération, pas encore le bon public. 85,9 % des spectateurs ont entre 18 et 34 ans, mais 3,5 % seulement des commentaires viennent de non-initiés ou de curieux.
  • L’école gratuite. Les connaisseurs ne se moquent pas, ils transmettent : 28 conseils de technique et 14 recommandations.
  • La bouteille avant le goût. Le premier code qu’on m’a corrigé, c’est le choix de la bouteille, dans 24 commentaires.
  • La portée précède l’acquisition. Le seul non-initié déclaré est arrivé par la vidéo la plus vue.
  • Le cœur du format arrive trop tard. La confrontation à la fiche commence quand la plupart des spectateurs sont déjà partis.

La suite

À partir de novembre, les premières passerelles : le vin devient l’invité d’un sujet qui a déjà son public. Trois vidéos par semaine sur TikTok, le carnet de labo deux fois par semaine sur LinkedIn, et cette page mise à jour chaque mois.

Vous travaillez dans le vin et le sujet vous parle ? Écrivez-moi.

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